Satelita / a-Musik
Sortie: Janvier 2010
Alors que l'improvisation contemporaine est souvent marquée par le refus de la tonalité, du rythme ou encore de l'humour, le trio international FACET l'aborde d'une toute autre manière. Lorsqu'on les questionne sur leurs influences, ils citent le minimalisme scandinave, le mouvement No Wave ou les collages sonores électroacoustiques. Et c'est cette technique de collage qui fait de conscious mental field recordings un premier disque extrêmement savoureux. Cet album intense et consistant est le résultat d'un montage réalisé à partir de longues sessions d'improvisation. Et même si la musique de FACET n'a, au premier abord, rien à voir avec le rock, elle dégage un esprit No Wave, anti-rock qui la rapproche, précisément, de la musique rock.
Conscious mental field recordings est plein de tensions et de dynamiques. Ce n'est pas un disque académique, au contraire, on y entend plutôt un son chaud et littéralement physique. ça racle, grogne et craque, frotte, gémit et soupire de partout. Chaque pièce semble avoir sa logique propre, mais conscious mental field recordings n'en suit pas moins une dramaturgie clairement construite. Avec son jeu intense, le trio FACET créé des textures denses et nous mène loin dans les contrées insoupçonnées de son minimalisme. Des gémissements et une utilisation détournée de la guitare contrastent avec des percussions résonnantes et une clarinette à bulles, pour un résultat d'une grande force. Le travail du trio, compilant sans vergogne les improvisations collectives, produit – avec l'abstraction que cette méthode implique – un flux rythmique digne du plus grand intérêt.
AUTOPILOT • Guido Möbius • Max-Steinke-Str.9 • 13086 Berlin •
Tel. +49-(0)30-29002161 • guido@autopilotmusic.com
REVUE DE PRESSE (sélection):
Satelita est l'un des nouveaux labels de musique expérimentale les plus excitants à l'heure actuelle. (…) Même si on ne peut pas l'entendre immédiatement, la musique de FACET fait mieux la synthèse entre pop et musique "savante" que le ferait une quelconque version "musique de chambre sophistiquée" de chanson pop. La grande classe.
Tim Caspar Böhme, DE:BUG Janvier/Février 2010
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Ces garçons ne jouent pas quantité de notes et de sons différents. Ils s'en tiennent au minimum. (…) Et ils le font avec intensité, retenue, contrôle, chaque musicien bénéficiant de l'espace dont il a besoin. (…) La véritable beauté réside dans la densité de l'improvisation qu'ils créent avec leur musique. Un beau disque assurément.
Frans de Ward, Vital Weekly 705
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(…) Ces enregistrements sonnent en effet comme de véritables pièces: denses et compacts – malgré la configuration "musique de chambre" -, extrêmement concentrés, attisant l'écoute de l'auditeur. (…) Ils mènent cela au point que, la contrebasse et la clarinette s'entremêlant pour produire un clapot percussif, il nous semble entendre au sens propre, incarnée par le son, l'expression "trembler comme une feuille" ("Espenlaub beim Zittern"). (…) Dans l'ensemble, il s'agit d'une musique très subtile et, disons le carrément: tendre. Après le premier morceau, on attend l'explosion. Elle n'arrive pas et c'est tant mieux.
Felix Klopotek, Stadtrevue Köln, Janvier 2010 |